« Mémoire de mes putains tristes » de Gabriel Garcia Màrquez

Titre d’origine : Memoria de mis putas tristes

Origine : littérature Sud-Américaine (espagnol)

Résumé de Myriam :

L’année de ses quatre-vingt-dix ans, Gabriel veut une nuit d’amour avec une jeune vierge.

Il téléphone donc à la maquerelle Rosa Cabarcas, patronne d’un bordel, qui prévient ses bons clients lorsqu’elle a une nouveauté disponible.

Gabriel Garcia Marquez écrit « Je n’avais succombé à une telle invitation ni à aucune de ses tentations obscènes, mais elle (Rosa C.) ne croyait pas à la pureté de mes principes. ».

L’avis de Myriam :

L’histoire commence…

Pour ses quatre-vingt dix ans, un vieux journaliste décide de s’offrir une nuit de perdition avec une
adolescente vierge.

J’ouvre ce roman et j’ai peur. Peur d’être choquée par le thème licencieux qu’a choisi l’auteur, peur des
mots. Le récit avance et mon angoisse s’estompe. Ce n’est pas qu’une vulgaire histoire de cul, c’est bien plus que je ne pouvais espérer. En toile de fond, la chaleur colombienne est si
étouffante que j’en transpire.

La vieillesse, qui me sépare du protagoniste, est au centre mais n’est pas une barrière. Elle explique tout,
à la fois la passion qui consume l’homme et sa retenu inattendue. Un questionnement turbulent me vient à l’esprit : pourquoi dit-on que la vieillesse rend plus sage ?

La plume est belle, légère et pourtant impitoyable. Le ton est parfois cynique mais toujours juste.

Si vous aimez écouter de la musique quand vous lisez, voici la playlist colombienne que j’ai utilisé pour ce
récit (cliquez pour écouter) :

QUE NADIE SEPA MI SUFRIR (La
Foule)  de Carmela Y Paco Ibañez

PICOTEANDO POR AHI de Henry
Fiol

A CASO NO ME CREES de Patricia
Teheran

CUMBIA SOL MARINA

EL PRESO de Fruko y sus
tesos

GOTITAS de Dolor

OBSESION d’Aventura (Dominicain-américain)

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3 réflexions sur “« Mémoire de mes putains tristes » de Gabriel Garcia Màrquez

  1. J’aime beaucoup gabriel garcia marquez, et tu m’as donné envie d’essayer celui-là !
    Est-ce qu’il y a une réflexion sur la vieillesse ou la condition humaine, du coup, ou tout est posé et c’est au lecteur d’en tirer ses conclusions ? Le style n’est pas trop cru ? Tu le
    conseillerais, ou plutôt d’autres du même auteur (si tu les as lus) ?
    en tout cas merci pour ta playlist, j’écouterai ça même si je ne lis pas le livre tout de suite !!

  2. Merci Myriam, je cours le lire et écouter tout ça! c’est une trop trop bonne idée de mettre des playlists!!! Si t’en as d’autres, n’hésite, en tout cas à me les transmettre en mp!

  3. Heureuse que l’idée de la playlist vous ait séduites ( A voir aussi, les chansons brésiliennes de Marisa Monte…*0*)! En fait, c’est le premier livre de G. Garcia Marquez que je lis, je ne peux
    donc le comparer à d’autres de ses œuvres. Néanmoins, celui-ci m’a convaincue (et puis c’est très court… ;-p).
    Bien sûr, la vieillesse est un thème fondamental de cette histoire. Elle est présente dans toutes les réflexions du protagoniste (la dégradation inégale entre le corps et l’esprit, les ressources
    émotionnelles que l’on pense épuisées etc.) .
    Mais peut-on parler de « La Vieillesse »? Ce n’est pas celle habituelle, elle n’est pas politiquement correcte.
    Le style n’est pas cru (comme ça c’est clair!^^). Certes, les personnages parlent souvent de manière familière, mais le narrateur utilise généralement un langage simple. De temps en temps, il
    exprime une idée de manière familière mais personnellement ce changement brutal de niveau de langue, au détour d’une conversation, me faisait plutôt rire. En fait, on pourrait lire ce roman, selon
    moi, rien que pour le style. Et puis je ne peux pas vraiment expliquer pourquoi (ou sinon SPOILER) mais peu de ce qui est raconté est choquant, seul le thème l’est vraiment (le livre a d’ailleurs
    été censuré en Amérique Latine à sa parution).

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