Cheval De Guerre, Michael Morpurgo

Michael Morpurgo est né en 1943 en Angleterre. Son premier livre, Cheval de Guerre, écrit en 1982, relate l’histoire d’une amitié entre un jeune anglais et un cheval, que la Grande guerre séparera.
Adapté au cinéma par Steven Spielberg, Cheval de Guerre est sorti dans les salles le 22 février 2012.

Quatrième de couverture :
Séparés par la guerre. Eprouvés par les batailles. Liés par une grande amitié.
Eté 1914. Dans la ferme de son père, en Angleterre, Albert grandit en compagnie de son cheval Joey. Mais les armées se préparent à s’affronter et le destin de Joey est tracé : il devient cheval de guerre. Il vit bientôt l’horreur des combats auprès des Britanniques, des Français, ou du côté des Allemands. Pour lui, il n’y a pas d’ennemis, seulement des hommes. Joey partage leurs souffrances et leur peurs et sait leur redonner de l’espoir.

Mon avis:
Si l’on a un peu de mal à réaliser dès le début que c’est un cheval qui raconte son histoire, on se met cependant rapidement dans la peau de Joey et c’est une sensation assez agréable. En effet, nous n’avons pas souvent l’occasion de connaitre la vie d’un animal telle qu’il la perçoit (qui plus est lorsqu’il s’agit d’un animal qui a si longtemps été utilisé au service de l’homme) et c’est un point de vue très intéressant. La narration est en outre facile à lire et à comprendre pour de jeunes enfants ; les descriptions, réussies, permettent au lecteur de bien imaginer les différents décors et paysages. Ainsi, l’on se retrouve propulsé en plein cœur de la Première Guerre mondiale, dans des forêts où les canons sifflent, dans une plaine où le combat fait rage, dans une écurie glaciale, au centre d’une bataille sanglante, face à des créatures qui ne sont plus des hommes et auprès desquels toute humanité disparait.
Malheureusement, certains éléments dans la rédaction de l’histoire m’ont déçue. L’auteur a imaginé des répliques qui étaient selon moi beaucoup trop infantiles pour être mises dans la bouche d’adultes. Alors certes Joey est un animal, mais il n’est tout de même pas mentalement déficient et j’ai trouvé la façon qu’avaient les hommes de s’adresser à lui un peu exagérée. De plus, lorsque Albert retrouve Joey (une dizaine d’années après), il apparait que son discours n’a pas évolué et il semble que psychologiquement il ait encore dix ans, ce qui lui donne quand même l’air assez simplet (alors qu’il sert dans l’armée!). Par ailleurs, alors que les retrouvailles entre Joey et son maître sont attendus avec impatience depuis le moment où ils sont séparés au début du livre, elles sont selon moi trop rapides et pas assez émouvantes. Enfin, bien que la guerre occupe la majeure partie du livre, l’armistice arrive de façon trop brusque et le retour sur les terres est, je trouve, bâclé, laissant le lecteur sur sa fin.

Toutefois, Cheval de Guerre reste intéressant à lire, puisque après tout, c’est du point de vue d’un cheval dont il s’agit et l’idée reste donc assez originale, qui plus est lorsqu’il est question d’un sujet aussi caractéristique à l’Homme : la guerre.

Sarah Zaghroun

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Une réflexion sur “Cheval De Guerre, Michael Morpurgo

  1. C’est original en effet que le narrateur soit le cheval. J’ai beaucoup entendu parler de ce livre par les jeunes à la bibliothèque Benjamin Rabier. Par curiosité je le lirait peut-être un jour.

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