Ce que je sais de Véra Candida – Véronique OVALDÉ

Véronique Ovaldé est un écrivain née en 1972. Elle publie son premier roman Le sommeil des poissons en 2000. En 2008, son cinquième roman Et mon cœur transparent est récompensé par le prix France Culture/Télérama. En 2009 elle reçoit le prix Renaudot des lycéens et le prix France Télévision, en 2010 le Grand Prix des lectrices de Elle pour son roman.

Le roman découpé en quatre parties suit le destin tragique de trois femmes d’une même famille sur trois générations dans un petit village imaginaire d’Amérique du Sud.

Il y a d’abord Rose qui, après avoir été de longues années « la plus jolie pute de Vatapuna », s’est reconvertie dans la pêche aux poissons volants, avant de donner le jour, à plus de 40 ans, à une petite fille qui n’a pas vraiment de père. Il y a ensuite Violette, cette petite fille, un peu simplette, qui tombe enceinte à 15 ans d’on ne sait qui, et donne à son tour naissance à une petite fille. Il y a enfin Vera Candida, élevée par sa grand-mère, et qui, lorsqu’elle se retrouve enceinte à 15 ans, décide de fuir Vatapuna.

Ce roman fut pour moi un véritable enchantement !

Il émane de ce texte une grande poésie et une grande douceur, dans un style bien particulier qui nous donne accès en quelque sorte aux marges du monde réel, un lieu presque utopique d’Amérique du sud où la vie semble s’écouler avec une langueur extrême.

Dans ce roman, ce sont les femmes qui ont la part belle, c’est presque un roman de femmes : s’ils ne sont pas totalement absents, les hommes sont souvent réduits à de simples figurants, souvent lâches et égoïstes sinon monstrueux, à l’exception notable du personnage d’Itxaga, qui redore ce blason masculin.

Et parmi ces femmes bien sûr émerge Vera Candida, dont le portrait magnifique ne peut que nous émouvoir : elle paraît si forte et se révèle pourtant si fragile, farouche, blessée, elle a du mal à se laisser aller au bonheur et à l’amour comme si une malédiction familiale planait sur elle ; en quittant Vatapuna, c’est ce cercle infernal qu’elle a voulu briser, et grâce à son courage, elle y réussit. Presque.

Ce qui rend ce livre superbement poétique !

A lire ici !

Anissa Berkani Rohmer

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s