Wonder Wheel 2017 Réalisé par Woody Allen 1h41 avec Kate Winslet, Jim Belushi, Juno Temple Drame

https://www.youtube.com/watch?v=VFM0UqX9MJ8

Wonder Wheel croise les trajectoires de quatre personnages, dans l’effervescence du parc d’attraction de Coney Island, dans les années 50 : Ginny, ex-actrice lunatique reconvertie serveuse ; Humpty, opérateur de manège marié à Ginny ; Mickey, séduisant maître-nageur aspirant à devenir dramaturge ; Carolina, fille de Humpty longtemps disparue de la circulation qui se réfugie chez son père pour fuir les gangsters à ses trousses.

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anissaberlani@adagp – Nejma Quelques nouvelles de Nejma… Une femme comme une autre, Déchirée entre deux pays, deux cultures, deux traditions. Une femme entre deux guerres, deux espoirs. Une femme enfant, une femme mariée, une femme maman. Une femme combattante !!!

 

anissaberlani@adagp

Le commencement de la fin

Dans le sud d’Alger, dans un petit village nommé « El Frikina ».

Nejma, une femme d’une cinquantaine d’années prépare le repas de ses deux fils. Quelle fierté pour Nejma d’avoir deux beaux grands garçons ! Et Ils ont bien réussit dans la vie. Yamine, l’ainé des deux approche son trentième anniversaire. Il est pilote de ligne à Alger.
Alors que le cadet, Mehdi a atteint l’âge de vingt huit ans, lui est enseignant à Ain-Beïda.
Quant à l’époux de Nejma, il est partit faire un pèlerinage à la Mecque.

Dans cette petite maison en pierre blanche, Nejma prépare un tajine tout en murmurant une chanson kabyle « A baba nouba… ». Soudain, des coups se font entendre à la porte. Les mains tachées de pruneaux, Nejma va ouvrir.
C’est l’Iman du village accompagné de quelques fidèles qui se tiennent au seuil de la porte.
Nejma leur adresse un grand sourire. En échange de celui-ci, se dresse devant elle des regards inquiets, des visages livides accompagnés d’une expression sans lendemain.
L’Imam, le grand Abdel-Nouar dresse devant elle une liste de noms.

Quelques jours plus tard, Nejma part le cœur gros à Constantine rendre visite à sa cousine. Enfin, elle va parler et on va lui répondre. Nejma lui annoncera que son fils Yamine est partit très loin, il se trouve sur la liste du FIS !!!
Elle pourra le raconter à une autre femme, sans honte, sans sécher ses larmes. Le fardeau est si lourd sur ses épaules ! Sur le chemin, elle se souvient de l’année 1954.

Les femmes d’Algérie, comme les femmes de tous les continents, ont depuis le début des temps donné l’exemple de leur capacité de résistance et de leur courage. Je pense évidemment entre autre à la lutte de l’indépendance déclenchée le 1er novembre 1954, jour de la Toussaint, dans laquelle elles prirent toutes leur part, que ce soit dans les campagnes ou dans les villes.
Elles furent relativement nombreuses, compte tenu des mœurs et de la réclusion que leur imposait la tradition, à « monter au maquis », où à servir, dans les villages notamment, d’agent de liaison, d’informatrice, de porteuse de valises. Ces femmes, nos sœurs, nos filles, combattent alors aux côtés des hommes, ayant fait voler en éclat le tabou de la mixité !

Pendant ce temps, Yamine qui souffre de l’absence de sa mère prend la dangereuse initiative de lui rendre visite. Dans la maison, personne, personne pour lui souhaiter la bienvenue, le rassurer…
Yamine soupire puis se fait couler un bain, il se déshabille, entre dans l’eau et ferme les yeux paisiblement…

C’est la fin des cours, il est l’heure pour Mehdi de rentrer chez lui.
Là ! Dans la maison blanche, quelle surprise !
Doucement, il pénètre dans la salle de bain, aperçoit son frère, les yeux clos qui se détend dans la baignoire. Très vite, dans un coffre, Mehdi s’empare d’une arme.
Un sourire au bout des lèvres, il tire trois balles dans la tête de son frère qui n’avait pas encore pris la peine d’ouvrir les yeux pour y voir son meurtrier.

Tout s’enchaine très vite.

Nejma rentre chez elle, sa visite chez sa cousine aura été de très courte durée; elle n’était pas là.
Le voyage en bus à Constantine l’a toute défraichie, alors, Nejma s’engouffre dans la salle de bain, et là…

…Madame l’Horreur lui tend les bras.

Son fils aîné truffé de balles gît dans une baignoire de sang. Tandis que le cadet regarde son arme tout en murmurant « il le fallait, il le fallait, il le fallait… »
Pâle comme un linge, Nejma lui tends les mains en hurlant « Donne, donne-moi cette arme, tu es trop jeune, je dirai à la police que c’est moi qui l’ai tué »

Fébrile, Mehdi lui tend maladroitement l’arme. Nejma s’en empare et vise son cadet…
Lentement, Nejma se sent envahir par des souvenirs qui affluent dans sa mémoire.

Avec la participation de :
Nejma, qui Signifie: « étoile, astre »

Mehdi, un dérivé du prénom arabe Mahdi tiré du verbe hada signifiant « Le bien guidé ». Pour les musulmans, il se traduit par « Celui qui est éclairé par Dieu » et désigne le sauveur qui viendra sur terre à la fin des temps.

Yamine, qui signifie « heureux, fortuné, prospère »

Bonnie and Clyde 1967 Réalisé par Arthur Penn 1h44 avec Faye Dunaway, Warren Beatty, Michael J Pollard Thriller

L’HISTOIRE

Pendant la « Grande crise » provoquée par la dépression boursière de 1929 et qui amène Roosevelt à la présidence, dans une rue d’un petit village du Texas, Bonnie Parker, une serveuse de bar (Faye Dunaway), fait la connaissance de Clyde Barrow, un repris de justice (Warren Beatty) : c’est le « coup de foudre » d’abord platonique. C’est aussi le début d’une odyssée meurtrière qui les entraîne à travers le Sud-Ouest des États-Unis, aux côtés de C.W. Moss, un jeune garagiste recruté comme chauffeur (Michael J. Pollard), de Buck Barrow, le frère de Clyde (Gene Hackman), et de son épouse Blanche (Estelle Parson). Le gang, après avoir ridiculisé le shérif Hamer (Denver Pyle), est harcelé puis décimé par la police. Le couple lui-même tombe dans un piège organisé par le shérif Hamer et finit haché par les balles des mitraillettes Thompson M1928.

« Cleaner  » 2008 Réalisé par Renny Harlin 1h25 avec Samuel L Jackson, Eva Mendes, Ed Harris Thriller

Synopsis

 

Ancien membre de la police de Trenton, Tom Cutler se recycle comme nettoyeur de scènes de crimes. Lors de sa dernière mission, il s’aperçoit que le crime dont il a effacé les traces n’a jamais été signalé à la police. Quand Ann Norcut, la femme qui habite la maison où il vient d’intervenir, lui demande de l’aider à trouver une piste sur son mari disparu, Tom comprend qu’il a été piégé.

Birth 2004 Réalisé par Jonathan Glazer 1h40 avec Nicole Kidman, Cameron Bright, Danny Huston Drame

Une histoire d’amour peu banale qui repousse les limites de l’âge, mais pas celles d’Hollywood. 

L’argument : Il est temps pour Anna de se remarier. Dix ans se sont écoulés depuis le décès prématuré de son époux, et son concubin, Joseph, a tout du mari parfait. Même l’exigeante famille d’Anna est là pour la conforter dans son choix matrimonial. Pourtant la future mariée doit faire face à un imprévu bouleversant lorsqu’un enfant de dix ans se glisse dans son existence. Il prétend être la réincarnation de Sean, son premier mari.

Pense aux pierres sous tes pas – Antoine Wauters

Sa s’intitule Pense aux pierres sous tes pas et c’est un roman comme il en est peu.
Cela se passe aujourd’hui dans un étrange royaume campagnard et quelque peu burlesque. Wallonie ? Sardaigne ? Ailleurs ? Les noms des gens et des lieux ici utilisés sont de toute façon inédits. Mais il y a surtout cette ferme où toute une petite famille trime dur, avec Paps et Mams et les jumeaux, Marcio le fils, Leo la fille. À l’occasion, les parents brutalisent leur enfants ou se brutalisent eux-mêmes. Mais voici le nœud de l’affaire : frère et sœur s’aiment au point de vouloir échanger leurs sexes (belle idée, au fond…). Toujours est-il que Paps les surprend dans le fenil alors qu’ils sont en train de “se manger”. Se manger ! Les voluptés adjacentes sont par la suite nommées de maintes façons, s’agissant du bas comme du haut du corps. Et c’est tellement bon que les jeunes incestueux voudraient ne jamais s’arrêter. Mais les travaux des champs les réclament : durement réprimé, le jeune couple est renvoyé à la terre. Mieux : la si désirante Leo est expédiée chez l’oncle Zio, un brave homme qui ne se prive pourtant pas de traiter sa nièce voluptueuse de carne et de la mener travailler aux champs jusqu’à l’épuisement. Par ailleurs, si Marcio le frère n’a pu suivre sœurette, ce n’est pas le cas de l’ami Zbabou qui, venu aussi de la ferme d’origine, rejoint Léo et, tout mal équipé qu’il soit génitalement, ne se prive guère des soins sexuels que lui prodigue la jeune fille.

Dans le récit en cours, prédomine ainsi une joyeuse fantasmagorie selon laquelle tout peut se dire et son contraire. C’est qu’à l’intérieur d’une histoire en gros cohérente sont permises toutes les bifurcations et toutes les virevoltes. De là, le bonheur du lecteur entraîné sans trêve dans le biscornu. On pense ici à certaine littérature anglaise de jadis cultivant un imaginaire du même tonneau et jouant gaiement de l’invraisemblance et de la fantaisie.

Par ailleurs, le présent roman inscrit son modèle dans un épisode politique, qui tient du coup d’État au sein d’une république vaguement bananière. Où l’on voit le colonel Bokwangu détrôner Desotgiu et promettre au peuple travail, meilleur pouvoir d’achat et abondance. « Dans les rues, on se mit à voir fleurir des affiches de villes, où tout était propre, calme, avec des filles bronzées posant devant des banques, des chambres d’hôtel, des saunas et des solariums, ou au volant d’immenses bolides. » (p. 29) Mais les pauvres gens des plaines ne veulent pas de cette modernité factice. Ils aspirent certes à l’aisance mais, plus que tout, à la liberté, à la pleine jouissance de soi. On notera que cette autonomie partiellement conquise s’exprime à même l’écriture chez Antoine Wauters. Le récit s’écoule souvent gaiement, sans craindre le tête à queue soudain. Sainte Queue est d’ailleurs le juron favori d’indigènes qui donnent volontiers dans la satire touristique.

Antoine Wauters © Lorraine Wauters

Où l’on en revient ainsi et sans forcer à la libido. Sans plus faire cas de son frère, Léo s’en donne à cœur joie avec Zbabou. Et de narrer sans retenue : « puis, pendant que je prenais Zbabou en bouche — une main serrant sa queue et ma langue faisant le reste — lui, qui ne pouvait toujours pas respirer, glissait sa main où ça me faisait trembler et où j’étais vivante. / Le reste alors n’importait plus. Il n’y avait plus que nous. Nous et les arbres. Nous et le vent. » (p. 73) Il est quelque chose d’édénique dans le roman de Wauters mais selon un paradis assez bancal. Cela va d’ailleurs tourner mal lorsque le pacifique Zio, qui est sans doute, avec son nom tautologique, la plus belle figure du roman, accomplira deux actes mémorables et dont le sens politique est patent. L’oncle commence par égorger toutes ses bêtes pour en répartir la viande parmi les villageois. Et ce sera, pour tous, manière de conjujurer les taxes. Par après, Zio ira poser une bombe à la Costa Lolla, à proximité du yacht dans lequel voyage habituellement le dictateur. Tentative vaine : Zio se retrouve dans les geôles du Régime dont il ne sortira plus.

Prendra alors la tête de la collectivité Mama Luna, une sorcière bien aimée qui entraîne le peuple dans une transhumance éducative. Chacun des migrants devra, à tour de rôle, égrener une liste de mots de son invention. Miracle : cette thérapie libératrice va rendre aux gens le goût du travail et de la saine production. Seront ainsi sorties de terre, livrées et vendues de grosses quantités de fraises vouées à un succès international. Presse et télé s’emparent du sujet. Là-dessus, les citoyens obtiennent des droits nouveaux en échange de leurs fruits. Mais la leçon de cette épopée villageoise n’en ressort pas plus claire. Bokwangu s’accroche au pouvoir. Les travaux de couture de Mama Luna n’ont plus de succès. Seules leçons tirées de l’imbroglio déjanté que domine la fin du récit : 1° toute modernité est mythique ; 2° Léo et Marcio en ont fini avec l’enfance.

Pense aux pierres sous tes pas
Samuel Desprez

Haruki Murakami excelle une nouvelle fois avec « Le meurtre du commandeur »

Son livre était attendu. Le meurtre du commandeur, nouvel ouvrage de Haruki Murakami, nous plonge dans une épopée de près de 1.000 pages en deux volumes. Son style, qui oscille entre réalisme et fantastique, est dans la lignée de son succès précédent, la trilogie au titre ésotérique 1Q84, vendue, au total en France, à près d’un million et demi d’exemplaires. Résultat de recherche d'images pour "Le Meurtre du Commandeur T"

L’auteur japonais fascine son public de par la qualité de ses livres mais aussi et surtout grâce au mystère dont il s’entoure. Star mondiale de l’édition, Murakami est pourtant l’auteur le plus discret de la planète. De rares photos et apparitions publiques, ni télé, ni radio jusqu’à cet été où le maître a évoqué ses goûts musicaux sur une station de Tokyo, déclenchant une vague d’enthousiasme sans précédent chez ses lecteurs japonais. Sa traductrice française, Hélène Morita s’est dite épatée de son œuvre.