Orly de Jacques Brel (musique ou poésie ?)

 Orly

Jacques Brel

1977

« Ils sont plus de deux mille
Et je ne vois qu’eux deux
La pluie les a soudés

Ils sont plus de deux mille
Et je ne vois qu’eux deux
La pluie les a soudés
Semble-t-il l’un à l’autre
Ils sont plus de deux mille
Et je ne vois qu’eux deux
Et je les sais qui parlent
Il doit lui dire: je t’aime
Elle doit lui dire: je t’aime
Je crois qu’ils sont en train
De ne rien se promettre
C’est deux-là sont trop maigres
Pour être malhonnêtes « 
 Souvent lorsque l’on lit les paroles d’une chanson on trouve un poème tout entier.
Vous ne trouvez pas ??
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On ne badine pas avec l’amour

Adieu, Camille, retourne à ton couvent, et lorsqu’on te fera de ces récits hideux qui t’ont empoisonnée, réponds ce que je vais te dire : Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière ; et on se dit : “ J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui. ”
Alfred de Musset

1789 les amants de la Bastille (la comédie musicale)

1789

1789 les amants de la Bastille est une comédie musicale relatant la Révolution Française dans sa première phase qui était les beaux discours, et les idées innocentes. Mais cette comédie, comme son nom l’indique, nous raconte l’histoire des amants de la Bastille, Olympe, gouvernante des enfants royaux a Versailles et Ronan, paysan dont le père fut tué devant ses yeux par une injustice, sur ordre du roi et qui depuis poursuit ses rêves de révolution. Par hasard et heureusement il rencontre Olympe et tous deux tombent follement amoureux.

Mais qu’adviendra-t-il de?

Ils vivent tous deux dans un monde opposé et sont mêmes ennemis.

L’amour sera-t-il plus fort que les castes? 

 

J’ai beaucoup aimé cette comédie musicale parce qu’elle nous transmet beaucoup d’émotions, la détresse d’une mère, le désespoir d’un fils, l’injustice… A chaque fois que je regarde cette comédie, je pleure, je rie, je hurle, je chante et toujours aux mêmes moments.

J’ai aussi beaucoup aimé les chansons qui sont magnifiques, les paroles sont sublimes et les chanteurs ont sût mettre l’émotion qui convenais dans chaque parole. Et pour ceux qui ont suivit la première saison de The Voice, sachez que notre cher Ronan Masurier, amant de la Bastille, n’est autre que Louis Delort finaliste de la saison 1. il interprète superbement le rôle de Ronan.

De plus, le scenario  respecte l’Histoire de la Révolution, en effet il met en scène les personnages chocs de ce soulèvement tel que Robespierre, Camille Desmoulins ou encore Mirabeau.

La mise en scène et les chorégraphie mise en place par Giuliano Peparinni sont tout simplement sublime et les effets 3D sont bluffant.

Je vous recommande vivement de la voir (elle est sortie en DVD) ou si vous n’êtes pas convaincu, écoutez quelques chansons, l’intégral de l’album est sur You tube.

Bon visionnage!

Orgueil et préjugés de Jane Austen

Titre original : Pride and Prejudice

Auteure : Jane Austen
Origine : Angleterre
Publication originale : 1813

Quatrième de couverture :
Pour la famille Bennet, qui compte cinq filles à marier, l’arrivée de deux jeunes et riches célibataires dans le voisinage est une aubaine. Le sombre Mr Darcy saura-t-il vaincre le mépris d’Elizabeth ? Les sœurs de Mr Bingley parviendront-elles à le dissuader de déclarer ses sentiments à Jane ?
Le happy end tant attendu par le lecteur du chef-d’œuvre de Jane Austen aura bien lieu, mais au terme d’innombrables intrigues et retournements cocasses ou cruels.
Traduction nouvelle de Laurent Bury

Mon avis :
A ce jour, il est sûrement mon livre préféré. Je n’ai pas assez de mots pour décrire à quel point ce roman m’a plu. Il m’a littéralement transportée . Il y a longtemps que je n’avais pas lu un livre aussi prenant et aussi bien écrit. La narration est à la fois simple et raffinée, et le vocabulaire est d’une richesse telle, qu’il nous fait regretter notre incapacité à savoir parler d’une si belle manière aujourd’hui.
Le personnage d’Elizabeth est évidemment très attachant vu que l’histoire est principalement centrée sur ses sentiments et sur l’évolution de sa relation avec Mr Darcy.
Un livre extrêmement bien mené du début à la fin, des personnages intéressants à la personnalité bien caractéristique, des décors splendides qui nous transportent dans l’Angleterre d’autrefois, des retournements de situation spectaculaires et une fin absolument grandiose…
Une chance pour moi, j’ai pu voir l’adaptation cinématographique (2005) du livre après l’avoir terminé et il faut bien avouer qu’elle est très réussie et assez fidèle au roman. Un jeu d’acteur parfait, avec Keira Knightley dans le rôle d’Elizabeth Bennet et Matthew Macfadyen pour William Darcy. Unique déception : une fin un peu baclée selon moi, puisqu’elle omet la discussion finale du roman dans laquelle les protagonistes expliquent leurs actes passés et reviennent sur tout ce qui a pu les séparer.

Alors mes chers amis, un conseil, lisez ce merveilleux classique de la littérature anglaise, admirez le film, et laissez-vous envoûter par le piano de la B.O. qui vous donnera plus d’un frisson… !

Sarah Zed

Notre-Dame de Paris

Notre-Dame de Paris

Victor Hugo

Illustré par Benjamin Lacombe

Soleil Productions, « Métamorphose », 2011

Le roman Notre-Dame de Paris de Victor Hugo est revisité par le dessinateur Benjamin Lacombe qui livre un regard personnel et subjectif sur l’œuvre

Deux grands ressorts picturaux sont utilisés par le dessinateur. Tout d’abord le contraste entre le rouge et le noir est récurent dans ces illustrations. Par exemple, le pourpre des lèvres d’Esméralda, sa jupe écarlate, contrastent avec sa chevelure brune et sa peau grisâtre. Ensuite, l’opposition entre des teintes sombre et claires est constante. La cathédrale très obscure s’oppose à la lumière entourant Quasimodo dans le clocher de l’église. Ces deux dynamiques dans la représentation nourrissent le style très gothique, très suranné des portraits et des tableaux.

Bien que les dessins soient beaux et riches de sens, il y a un trop grand parti pris de la part de l’illustrateur. Il ne suit pas, selon moi, les descriptions et la sensibilité de Victor Hugo. Plutôt que de rendre compte du regard hugolien sur le Moyen Âge, Lacombe s’efforce d’avantage de nous transmettre le sien. Ainsi, tout dans les illustrations est lugubre, cadavérique; alors que chez Victor Hugo l’époque médiévale se veut davantage fantastique ou romantique.

Image © Benjamin Lacombe

Bref, de beaux dessins mais qui empêchent le lecteur de recourir à sa propre imagination lors de sa découverte de Notre-Dame de Paris. Le travail de Benjamin Lacombe pose la question de la limite entre illustration et adaptation ou plus exactement entre imagination stimulée et imagination orientée.

Nissim

Pour ceux qui souhaiteraient découvrir l’univers de Benjamin Lacombe : http://benjaminlacombe.hautetfort.com