« Tonnerre » – 2013 Réalisé par Guillaume Brac 1h42 avec Vincent Macaigne, Solène Rigot, Bernard Menez

C’est tout simple et incroyablement touchant. A quoi ça tient ? A cette drôle d’alchimie sentimentale dont Guillaume Brac a le secret : de la sensibilité et une ­dérision légère, qui transforment la chronique en conte poétique, jamais mièvre — le film ­intègre même une violence proche du fait divers. Il se dit des choses dures, trop longtemps inavouées. Par exemple entre Maxime et son père, sacré zigomar, cycliste, récitant du Musset, collectionnant les femmes. L’histoire de ce lien entre le père et le fils, entre distance et complicité, fait aussi le prix du film. L’affection entre les êtres y est toujours forte, qu’elle soit protection feutrée ou brûlure. Comme la neige.

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