Rencontre avec Yasmina Khadra à la Bibliothèque Oscar Wilde le samedi 19 janvier 2019

A l’occasion de la parution de son dernier roman, Khalil, aux éditions Julliard, nous avons rencontré Yasmina Khadra.L’échange entre l’auteur et le public a été riche et emprunt de la simplicité et de l’érudition de Yasmina Khadra.
Nous n’avons pas vu le temps passer cet après-midi qui a été baigné d’amour, de tolérance, de respect… et nous avons toutes et tous beaucoup appris.
Pour conclure, son dernier livre « Khalil » est une réflexion sur les dérives de la société actuelle.
C’est un régal et bonne lecture !

 

 

 

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« Tonnerre » – 2013 Réalisé par Guillaume Brac 1h42 avec Vincent Macaigne, Solène Rigot, Bernard Menez

C’est tout simple et incroyablement touchant. A quoi ça tient ? A cette drôle d’alchimie sentimentale dont Guillaume Brac a le secret : de la sensibilité et une ­dérision légère, qui transforment la chronique en conte poétique, jamais mièvre — le film ­intègre même une violence proche du fait divers. Il se dit des choses dures, trop longtemps inavouées. Par exemple entre Maxime et son père, sacré zigomar, cycliste, récitant du Musset, collectionnant les femmes. L’histoire de ce lien entre le père et le fils, entre distance et complicité, fait aussi le prix du film. L’affection entre les êtres y est toujours forte, qu’elle soit protection feutrée ou brûlure. Comme la neige.

« Kings » Réalisateur : Deniz Gamze Ergüven Acteurs : Halle Berry, Daniel Craig, Kaalan Walker – Date de sortie : 11 avril 2018 Durée : 1h30mn

Un coup de tonnerre avant-gardiste contre le racisme, la discrimination et la circulation des armes aux Etats-Unis.

1992, dans un quartier populaire de Los Angeles. Millie s’occupe de sa famille et d’enfants qu’elle accueille en attendant leur adoption. Avec amour, elle s’efforce de leur apporter des valeurs et un minimum de confort dans un quotidien parfois difficile. À la télévision, le procès Rodney King bat son plein. Lorsque les émeutes éclatent, Millie va tout faire pour protéger les siens et le fragile équilibre de sa famille.

les événements décrits rappellent l’actualité récente des Etats-Unis où un certain Donald Trump s’était malheureusement positionné contre des activistes qui manifestaient pour les les droits civiques, semblant en sous-texte cautionner l’idée d’une suprématie blanche. Les néo-nazis américains avaient fait un mort !

« Paris » – France (2013) 1 saison / 6 épisodes – Réalisateur : Gilles Bannier Avec : Eric Caravaca , Florence Pernel

« Paris » en un subtil chassé-croisé

Les douze personnages de cette série chorale écrite par Virginie Brac nous emportent dans la vie réelle aux quatre coins de la capitale.

Et c’est une transsexuelle, Alexis devenu Alexia, à qui revient le rôle de créer, involontairement, le lien, plus ou moins étroit, entre tous ces personnages. Alexia, que l’on découvre dès les premières images de l’épisode 1, chantant au Sunset, à Pigalle, et qu’interprète avec beaucoup de simplicité et de naturel Sarah-Jane Sauvegrain, déjà vue dans une autre série d’Arte, « Ainsi soient-ils ».

Le cynisme du monde politique

Certes, la mécanique des chassés-croisés sur laquelle repose « Paris » ne permet pas de dessiner un portrait psychologique en profondeur de chacun des protagonistes. Elle ne nuit pas, en revanche, à la description très réaliste du Paris d’aujourd’hui et du cynisme dont sait faire preuve le monde politique.

 

Notons cependant que l’artiste transgenre, le rôle central de la série, est de façon surprenante interprété par une femme, par ailleurs très jolie, alors même que son personnage, Alexis, est toujours un homme, sous traitement hormonal depuis trois ans et en attente de l’opération – ce que cette fiction ose dévoileravec tact.

« Eden Springs » de Laura Kasischke

eden springsDans «Eden Springs», Laura Kasischke relate la vie de Benjamin Purnell et de sa secte, fondée en 1903 dans le Michigan. Un récit qui mêle jeunesse éternelle, emprise religieuse, initiative économique, scandale sexuel et base-ball.

Plongée asphyxiante dans la vie quotidienne des femmes d’une secte

Le nouveau et dixième roman de la grande Laura Kasischke s’inspire d’une histoire vraie : celle de la secte fondée en 1903 dans le Michigan (où l’auteure a grandi et vit aujourd’hui) par un certain Benjamin Purnell, sorte de Charles Manson avant l’heure, gourou illuminé usant de son charisme pour séduire les femmes.

Bonne lecture !

Pentagon Papers de Steven Spielberg, avec Meryl Streep, Tom Hanks, Matthew Rhys, Bob Odenkirk. Durée: 1h55. Sortie le 24 janvier 2018

Inspiré de faits réels datant d’il y a près de cinquante ans, le film de Steven Spielberg est un vibrant éloge de la liberté de la presse et de l’égalité des sexes qui se veut pamphlet anti-Trump, sans prendre en compte tout ce que la situation contemporaine a de singulier.

Une réponse dans l’urgence

Réagissant au quart de tour à l’arrivée au pouvoir de Donald Trump et à son utilisation manipulatrice de l’information comme à ses tentatives de bâillonner les enquêtes indépendantes des grands médias, Spielberg a bouleversé son plan de travail (consacré au film de science fiction Ready Player One) pour tourner et sortir à toute vitesse Pentagon Papers.

Le film s’inspire, comme on sait, de l’histoire réelle des documents secrets révélés grâce à un analyste de l’armée américaine, Daniel Ellsberg, et diffusés par le New York Times, puis, après que le président Nixon ait fait bloquer la parution par un juge, par le Washington Post, et repris ensuite, face aux pouvoirs exécutifs et judiciaires coalisés, par de nombreux titres de presse.

2017 Réalisé par Armando Iannucci 1h46 avec Jason Isaacs, Andrea Riseborough, Olga Kurylenko

« La Mort de Staline » : panier de crabes soviétiques à la mode anglaise

Le film d’Armando Iannucci s’est vu interdire en Russie, car jugé « insultant ».

Spécialiste de la satire politique à la mode anglaise, Armando Iannucci imagine pour son deuxième long-métrage (adapté des deux tomes de la bande dessinée éponyme de Fabien Nury et Thierry Robin) de nous plonger dans les coulisses sanglantes de la succession de ­ Joseph Staline, réunissant pour l’occasion une brochette de bons acteurs anglo-américains rivalisant dans le registre grotesque, sur fond de décors russes. Le film pourrait se résumer sous la forme de la devinette classique. Joseph Staline, Nikita Khrouchtchev, Lavrenti Beria, Gueorgui Malenkov et Viatcheslav Molotov sont dans une pièce. Dix minutes plus tard, Staline meurt d’une attaque cérébrale. Qui va le remplacer ?