Bigflo & Oli – Jeunesse Influençable

Bigflo & Oli

 

Ces deux-là ont la musique dans la peau. Même quand ils n’ont pas le micro, Florian et Olivio Ordonez, alias Big Flo & Oli, parlent en rythme, comme si leur vie était une mélodie. L’alchimie autour des deux «Petits frères du rap français» est indéniable, cela se ressent dans leurs paroles. Et ça plaît.
Je les ais découvert il y a peu et je dois dire que ça fait du bien de voir émerger sur la scène du rap, un style comme celui-ci ! Est-ce que vous connaissez ? Qu’est-ce que vous en pensez ? Je suis curieuse de savoir si tout ça vous fait échos ?
DC

The 100

                The 100 (débuté en 2014)

Univers

318 survivants se sont réfugiés dans des stations spatiales après une apocalypse nucléaire causée par l’Homme lors d’une troisième Guerre Mondiale. Ils parviennent à y vivre et deviennent 4000. Au bout de 97 ans, l’Arche, est en piteux état.

Une centaine de jeunes délinquants emprisonnés sont choisis les chefs pour redescendre sur Terre et tester les chances de survie. Mais, ils arrivent sur une terre qui a mutée, dangereuse et sur laquelle il leur faut tout découvrir.

Deux saisons achevées une troisième en préparation. Environ 15 épisodes de 45 minutes. (Uniquement en VO pour le moment)

 

Bande annonce de la série

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19519608&cserie=11871.html

 

Avis

Cette adaptation des romans de Kass Morgan est plutôt réussie ! Comme parfois, avec les livres, les deux premiers épisodes sont moyens. Néanmoins, le concept est exploité à son maximum par la suite ! A l’égal de Walking Dead les créateurs maintiennent le réalisme, n’hésitant pas à éliminer les personnages quand l’intrigue le réclame. Pas de machinisme, ni de romance excessive (y en a quand même un peu) mais une vraie lutte au jour le jour pour survivre. Je vous recommande chaudement de tester The 100…

DC

Maintenant c’est ma vie de Meg Rosoff

Daisy, une jeune Américaine, doit partir vivre en Angleterre, chez des cousins qu’elle n’a jamais vu. Tandis qu’elle débute une nouvelle vie là-bas entourée de ses 3 cousins, une guerre contre un ennemi mystérieux éclate et chamboule le quotidien de ceux qui sont devenus sa famille.

Voici un roman formidable, écrit à la 1ère personne, qui nous plonge de façon saisissante dans ce que peut être la vie quotidienne pendant la guerre. Ici il n’est pas question de batailles épiques, l’ennemi qui n’est jamais nommé n’apparait à aucun moment non plus. Le sujet, tout au long du récit, demeure celui du quotidien de Daisy et de ses cousins face à cette guerre qui se déroule en trame de fond. Les protagonistes tentent de survivre face à l’adversité et à l’hostilité ambiante tout en tentant de se construire en tant qu’individus. Le ton utilisé par Meg Rosoff est juste et fluide, a aucun moment on ne tombe dans le pathos inutile, la violence dans laquelle baigne Daisy se suffit à elle même sans que l’auteur ai besoin d’insister lourdement. Un récit brut et touchant. A partir de 13 ans.

A noter qu’une adaptation cinématographique est en ce moment projetée dans les salles.

Le Géant Egoïste de Clio Barnard

Sorte de chronique sociale à la croisée de Dickens et Ken Loach, le géant égoïste nous fait suivre le parcours d’Arbor et Swifty, deux gamins désœuvrés de l’Angleterre périurbaine contemporaine.

A Bradford dans le nord de l’Angleterre, Arbor et Swifty deux jeunes garçons d’une douzaine d’années font les 400 coups. Ils essaient de se faire un peu d’argent en revendant les objets en métal qu’ils trouvent au gré de leurs errances à des ferrailleurs peu scrupuleux qui n’hésitent pas à les exploiter. Arbor, celui des deux qui à le caractère le plus trempé ne cherche qu’à se faire le plus d’argent possible en volant des câbles tandis  que Swifty, lui, rêve de devenir jockey. Déscolarisés, au sein de familles complétement dépassées par l’éducation de leurs enfants et rattrapées par la misère, les deux compères vont essayer de poursuivre leurs rêves malgré la violence permanente du monde qui les entoure.

Le géant égoïste se place assez naturellement dans la mouvance du cinéma réaliste anglais. On pense évidemment à Ken Loach mais aussi aux films de Shane Meadows (This is England, Somers Town ) pour cette façon de mettre en scène une jeunesse désabusée. Des plans époustouflants nous plantent d’emblée le décor entre centrales électriques embrumées  et champs de pylônes électriques. On est au coeur de l’Angleterre post-Thatcher, délaissée et oubliée. Le film tire sa force de la justesse du jeu de ses acteurs tous époustouflants. Les deux garçons qui incarnent Arbor et Swifty  nous bluffent, l’un par sa révolte, l’autre par sa soumission au système. La violence omniprésente et ordinaire nous prend aux tripes et nous rend les deux anti-héros d’autant plus attachant. Cependant derrière cette surface rugeuse, une véritable émotion transperce. C’est celle de l’amitié indéfectible de deux enfants dans un monde d’adultes hostiles. Une belle leçon de vie qui ne peut laisser indifférent.

« WA », un lien entre Paris et le Japon

« Bonjour à tous, mon nom est Satô Riku. Euh… J’ai 17 ans… Merci ! » Des applaudissements nourris résonnent du fond de la salle. Le garçon qui se présente arrive de la région du Tohoku dans le nord-est du Japon et ne parle pas français. Avec une vingtaine d’autres adolescents japonais il a bravé dix heures de décalage horaire pour venir parler de sa province aux parisiens. Le groupe termine un court séjour de trois jours en France par une visite à la bibliothèque Benjamin Rabier dans le 19ème arrondissement de Paris. Dans deux heures, ils repartent à l’aéroport. En attendant ils s’installent face au public venu nombreux. Leur accompagnateur-traducteur lance un diaporama qui défile derrière eux pendant qu’un des jeunes prend la parole pour commenter les photos tragiques : les docks d’un port envahis par une immense vague, à perte de vue des maisons rasées par les eaux, un terrain de sport recouvert de tentes de fortunes…

« Pour vous, la catastrophe du 11 mars 2011 se limite presque à l’accident nucléaire de la centrale de Fukushima-Daichi. Mais il s’agit principalement d’un séisme puis d’un tsunami qui a ravagé une grande partie de la côte est du Japon. ». Grand, l’air costaud, cheveux court, Satô Riku insiste : « La surface sinistrée bien plus étendue que la simple « zone interdite » de Fukushima ». Avec ses camarades, il vient de cette grande région administrative du Tohoku, plus exactement des préfectures d’Iwate, de Miyagi et de Fukushima. Tous ont perdu des proches ou des amis ; certains ont dû déménager et fuir les zones détruites ou radioactives. Ils sont élèves à l’OECD Tohoku School, ont entre 14 et 18 ans et sont à l’origine d’une vaste campagne de collecte de fonds, au Japon, à destination des habitants touchés par la triple-catastrophe. Cette année leur combat pour la reconstruction de la région traverse les frontières. Cette visite à Paris a pour but de prendre contact avec des jeunes Français. Un prélude à la grande manifestation qui sera organisée à Paris, sur le Champ de Mars à l’été 2014.

            Après la projection du diaporama, les jeunes Japonais sont divisés en différents groupes pour échanger individuellement avec le public et en particulier avec les membres du club des adolescents de la bibliothèque Benjamin Rabier. Ce dialogue nous a permis de comprendre comment ces garçons et ces filles ont vécu la catastrophe, comment leur vie a brutalement changé et quels projets ils forment pour l’avenir. Après une heure de débats, l’administrateur du voyage annonce qu’il est temps de repartir. Mais avant de rentrer dans leur autocar, les élèves de l’OECD Tohoku School organisent un dernier rituel : toutes les personnes présentes, adolescents comme adultes, se tiennent par la main pour symboliser le lien qui les unit désormais autours d’un même projet. Tout le monde doit alors crier ce mot – « lien » – mais cette fois-ci en japonais : « WA ! »

Jules Ogier

Elève de Terminale au Lycée Condorcet (Paris 9ème) et étudiant en Japonais

La vie de ma mère de Thierry Jonquet

la vie de ma mère
Le narrateur a 12 ans, il vit dans le XIXème arrondissement de Paris avec sa mère, son frère de 16 ans qui travaille dans un garage et sa soeur qui fait des shampooings chez un coiffeur. L’argent manque, les deux aînés donnent la moitié de leurs salaires à leur mère, mais l’amour est là… Ce garçon est donc plutôt bien entouré, même si sa mère n’est guère présente à cause de son travail. Il est en échec scolaire : il vient d’intégrer une sixième SES, « Section d’Education Spécialisée » (actuelle SEGPA). « A la SES, on était à part. On s’en foutait que les élèves des autres classes, ils nous traitent de gogols à la récré. Ils le savaient bien qu’on était pas une sixième normale avec anglais et tout. » (p. 25). Alors que la plupart de ses camarades chahutent en cours, il apprécie et respecte leur professeur, la jeune et jolie Mademoiselle Dambre. Il fait des efforts, la mère de son amie Clarisse l’aide à travailler, il progresse… Mais bientôt tout dérape : le frère et la soeur ont quitté l’appartement familial, sa mère prend un travail de nuit, et malgré la présence bienveillante du voisin Monsieur Hardouin, le jeune garçon se retrouve livré à lui-même. Il fréquente de jeunes voleurs, il découvre l’argent facile. Il est, selon la formule consacrée, « sur une mauvaise pente », c’est l’engrenage… jusqu’au drame final.

Un très bon roman noir ! Le style est vif, plaisant, on accroche parfois un peu sur le verlan, puisque c’est le jeune garçon qui s’exprime. La franchise et l’innocence relative (au vu des circonstances) du narrateur le rendent très attachant.
Malgré l’humour très présent, la noirceur s’installe et va crescendo…

TOP 5 :

TOP 5 de : Chocapic (aka* : « J’ai une vie… ») :

1. Schin Sekai (musique) : « Trop frais. Pour les paroles trop bien, le style de musique aussi ».
2. Mon téléphone LG (je sais pas quel modèle).
3. Série : Yolo — les problèmes d’une bande d’ados en coloc, sur W9 vers 16H.
4. Le chocolat (au lait sans noisettes)
5. Les shampoings « Garniou », à Barbès.

TOP 5 de : NSKH (aka : Miss Culture) :

1. Anissa : « Elle m’fait rire, elle ne connaît pas Rihanna, ni Jay Z, ni les Illuminatis.
2. Eminem :
3. Ma famille d’abord. « Quand j’ai un coup de blues, après ça va mieux… »
4. Roman : « Enlève-moi avec rançon » de Yves Ravey. Pour le style simple et l’histoire originale, la fin inédite.
5. Baker King : « Tu vas péter un câble. Tu vas le voir, tu vas te buter direct avec un flingue… Sérieux. C’est l’histoire d’une famille qui vend du pain à travers le monde… Ça commence par un accouchement, celui d’une fille… Alors ça ne va pas pour la succession. Alors elle va voir un voyant. Alors, elle fait : « Ouais mais non ». Et genre, son mari la trompe avec la baby-sitter.. Mais là, c’est le début. Y a 31 épisodes. C’est trop bien. (Y a aussi de l’amour).

TOP 5 de : Nika (aka : « La folle de romans ») :

1. Mon Samsung S2 : « Parce que c’est ma life… »
2. Le groupe Shinee « Lollipop ».
3. Roman : Rebecca Kean. « On s’y plonge tout de suite
4. Manga : Meru Puri.
5. Boire du Destop.

TOP 5 de : N2Ora (aka : l’Artiste) :

1. Les bonbons — sauf au réglisse.
2. La Wii. Tous les jeux. Sauf Barbie Princesse.
3. Les mariages au bled. Pour le bruit, pour le côté obscur de ma mère, les bonbons (sauf au réglisse).
4. Mon casque JVC. Je ne sais pas le modèle. Parce qu’il est trop magnifique.
5. Can You Feel It de Ross Lynch.

PS : Un souhait : réussir mon BTS arnaque et embrouilles avec Chocapic.

TOP 5 de : Le Fantôme (aka : « Demande à ma mère si je suis sage… » :

1. Les dramas coréens. Par exemple : Faith. (sur http://www.drampassion) Y est un de mes acteur préféré Lee Min Ho, ça se passe à l’ère Goryeo (le moyen âge coréen). Fantastique, aventure et romance sont au programme.
2. Les séries ivoiriennes, pour avoir un aperçu de la vie en Afrique. Je regarde avec ma mère.
3. L’aloco : des bananes plantins coupées et frites — comme des frites. Ça se mange avec du poisson, à la place du riz, avec du poulet, avec de la sauce, avec des oignons et des tomates.
4. Une musique : j’écoute beaucoup de chose, mais une musique de Macklemore et Ryan Lewis – Can’t Hold Us. C’est un mélange de rap, de soul, de R&B. Beaucoup de piano.
5. Un livre : tous les livres genre plusieurs genre Fantasy, Bit Lit (vampires, loup garous, sorcières).

*aka = as known as

Et un grand merci à toutes ! 😉

Fabrice