The 100

                The 100 (débuté en 2014)

Univers

318 survivants se sont réfugiés dans des stations spatiales après une apocalypse nucléaire causée par l’Homme lors d’une troisième Guerre Mondiale. Ils parviennent à y vivre et deviennent 4000. Au bout de 97 ans, l’Arche, est en piteux état.

Une centaine de jeunes délinquants emprisonnés sont choisis les chefs pour redescendre sur Terre et tester les chances de survie. Mais, ils arrivent sur une terre qui a mutée, dangereuse et sur laquelle il leur faut tout découvrir.

Deux saisons achevées une troisième en préparation. Environ 15 épisodes de 45 minutes. (Uniquement en VO pour le moment)

 

Bande annonce de la série

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19519608&cserie=11871.html

 

Avis

Cette adaptation des romans de Kass Morgan est plutôt réussie ! Comme parfois, avec les livres, les deux premiers épisodes sont moyens. Néanmoins, le concept est exploité à son maximum par la suite ! A l’égal de Walking Dead les créateurs maintiennent le réalisme, n’hésitant pas à éliminer les personnages quand l’intrigue le réclame. Pas de machinisme, ni de romance excessive (y en a quand même un peu) mais une vraie lutte au jour le jour pour survivre. Je vous recommande chaudement de tester The 100…

DC

Ainsi résonne l’écho infini des montagnes de Khaled Hosseini

ainsi résonne l'écho de l'infiniLe roman s’ouvre un conte que Saboor raconte à Abdullah et à Pari. Il met en scène un homme qui opère le choix de se séparer de son enfant afin que ce dernier connaisse une vie où  la faim et  la misère soient exclues.  Sans qu’ils n’en sachent rien, ce conte va modifier à jamais les destinées des deux enfants.

Si l’histoire débute dans les années 1950, elle se poursuit dans le temps de façon non linéaire. Tous les personnages ont un lien avec l’Afghanistan, pays qui sera meurtri par la guerre. Les personnages évoluent en Afghanistan mais aussi en France, en Grèce ou aux Etats-Unis. On les suit dans leurs décisions, dans leurs actes accomplis ou manqués, dans leurs remords. Tous portent un poids. Autant de vies où l’exil,  l’attachement au pays, les origines (ou ses recherches), les buts convoités les poussent à suivre une voie plutôt qu’une autre.

 

Au cœur de la campagne afghane, Khaled Hosseini nous met devant le plus cruel des choix : Abandonner son enfant pour lui offrir une vie meilleure…

un choix qui bouleversera à tout jamais la vie de la famille.

Un conte moderne et cruel, ancré dans les tourments de l’histoire, au tour d’une galerie de personnages magnifiques !

Passionnant !!!

« Le jour où on a retrouvé le soldat Botillon » de Hervé Giraud

Noël Botillon a 20 ans lorsqu’il est envoyé au combat en 1914. Il nous raconte son quotidien, l’absurdité de la situation, le désespoir, l’ennui et les privations. Cent ans plus tard son arrière arrière petit-fils est en vacances chez son arrière grand-mère qui n’a jamais connue son père, Noël, jamais revenu du front. L’enfant va découvrir le destin tragique de son ancêtre au gré du récit de son arrière grand-mère tout en expérimentant lui même le « jeu » de la guerre avec ses voisins, transposant ainsi à notre époque l’absurdité du conflit.

Hervé Giraud nous livre ici un très beau récit. Sans concession avec la guerre et sans chercher à la justifier, il nous montre tout en simplicité et en puissance l’aberration de cette tragédie. L’alternance des chapitres ayant pour narrateur l’arrière arrière grand père puis l’arrière arrière petit fils permet de garder bien vivant la mémoire de ces hommes tombés inutilement au combat. Un récit émouvant, court et puissant mais également très accessible pour tenter de percevoir et de « comprendre » ce que fut la première guerre mondiale.

A partir de 13 ans.

(cliquez sur l’image pour voir dans quelles bibliothèques le livre est disponible).

SOUVIENS-TOI…

Image

Depuis le début de l’année, vous ne pouvez ouvrir une page sur le net, lire le journal, écouter les infos ou voir une expo sans avoir une référence aux commémorations de la 1ère Guerre Mondiale. Non, vous n’y échapperez pas… Mais quelque soit les thèmes abordés, rares sont les témoignages, rares sont les souvenirs liés à ceux qui ont fait la guerre en France, sans être français… Congolais, algériens ou chinois… et tant d’autres!  « Souviens-toi de moi » de Martine Laffon (à lire à partir de 12ans mais intéressant même pour les adultes!) nous relate la vie de chinois, au quotidien, confrontés directement à l’horreur de la guerre.

Maintenant c’est ma vie de Meg Rosoff

Daisy, une jeune Américaine, doit partir vivre en Angleterre, chez des cousins qu’elle n’a jamais vu. Tandis qu’elle débute une nouvelle vie là-bas entourée de ses 3 cousins, une guerre contre un ennemi mystérieux éclate et chamboule le quotidien de ceux qui sont devenus sa famille.

Voici un roman formidable, écrit à la 1ère personne, qui nous plonge de façon saisissante dans ce que peut être la vie quotidienne pendant la guerre. Ici il n’est pas question de batailles épiques, l’ennemi qui n’est jamais nommé n’apparait à aucun moment non plus. Le sujet, tout au long du récit, demeure celui du quotidien de Daisy et de ses cousins face à cette guerre qui se déroule en trame de fond. Les protagonistes tentent de survivre face à l’adversité et à l’hostilité ambiante tout en tentant de se construire en tant qu’individus. Le ton utilisé par Meg Rosoff est juste et fluide, a aucun moment on ne tombe dans le pathos inutile, la violence dans laquelle baigne Daisy se suffit à elle même sans que l’auteur ai besoin d’insister lourdement. Un récit brut et touchant. A partir de 13 ans.

A noter qu’une adaptation cinématographique est en ce moment projetée dans les salles.

LE ROMAN DE SOFIA – HENNING MANKELL – Traduit du suédois par Agneta Segol et Marianne Segol-Samoy (livre 3)

le roman de sophia 2Le Roman de Sofia est la compilation de trois ouvrages d’Henning Mankell, successivement traduits en 1998, 2003 et 2011. Sofia existe vraiment. C’est une jeune femme du Mozambique (ancienne colonie portugaise) qui a perdu ses deux jambes en sautant sur une mine quand elle était petite. Sa soeur Maria qui l’accompagnait n’a pas survécu : c’est ce que raconte le premier livre, Le Secret du feu. Il parle aussi du décès du père, paysan victime de la guerre civile, et de la façon dont l’héroïne a du trouver sa place après son accident. Le deuxième livre, Le Mystère du feu, traite d’un autre malheur, la disparition de la soeur aînée Rosa, atteinte du sida. En parallèle, la mère Lydia lutte pour conserver l’accès des villageois à un champ potager menacé d’être transformé en golf. Enfin dans le troisième livre La Colère du feu, Sofia, devenue maman de deux jeunes enfants, doit faire face à l’infidélité de son mari Armando.
Henning Mankell dit ne raconter que des faits réels, bousculant simplement la façon dont ils se sont déroulés. Suivie par un narrateur externe attentif, Sofia devient alors une figure emblématique de la résilience : envie de vivre envers et contre tout, capacité à faire de ses difficultés des atouts. A chaque nouveau malheur, on pense qu’elle ne se relèvera pas et pourtant elle continue, en mémoire d’abord de ses proches disparus, plus tard pour ses enfants. Tout se passe comme si le fait de ne pas pouvoir courir ou danser (elle adore) galvanisait Sofia, lui permettait de supporter toutes ses souffrances et la propulsait même vers un meilleur. Courageuse et opiniâtre, la jeune fille sait instinctivement polir ses sentiments, trouver des réconforts : elle parle régulièrement avec les morts dans sa tête, décrypte les flammes du feu et y devine son avenir comme le lui a appris une vieille femme. Attention, elle n’est ni superstitieuse ni sotte, seule de son village à ne pas croire aux promesses des guérisseurs de chasser le sida comme un mauvais esprit.

Vraiment à lire ! Et bonne lecture

Syngué Sabour, pierre de patience – Atiq Rahimi – Goncourt 2008

syngué sabour

Jamais je n’ai lu un Goncourt aussi mérité.
Atiq Rahimi nous fait vivre le parcours d’une femme musulmane. Emprisonnée dans les diktats culturels et religieux, elle veille des heures et des jours son mari plongé dans le coma occasionné par une balle…
A son chevet, elle confie ses souvenirs à cet homme inconscient, comme s’il était la pierre de patience magique. Cette pierre à qui, dans son pays, on confie ses malheurs, ses désespoirs jusqu’à ce qu’elle éclate un jour et vous libère.

Lentement, le rythme s’accélère, son murmure s’intensifie, se transforme en un cri qu’elle ne peut plus contenir et qui va lui faire dire des mots interdits et la pousser à se livrer à une confession sans tabous. Plus cette femme parle, plus elle se libère et, comme dans la légende, la pierre de patience finira par éclater et la rendre libre à jamais.

Dans ce livre marquant, écrit à la mémoire de Nadia Ajuman, jeune poétesse afghane sauvagement assassinée par son mari, Atiq Rahimi apporte le regard neuf d’un homme donnant parole à une femme, tout en permettant de comprendre son bourreau. Car dans cette histoire, il n’y a pas de monstres, seulement des victimes.
Et en «révélant» cette vérité des femmes en terre d’islam, Atiq Rahimi se veut aussi «prophète» d’un changement, d’un espoir.

J’ai fermé la dernière page les larmes aux yeux et plein d’espoir !
Un livre à ne pas rater !
Par ailleurs, je ne suis pas encore aller au cinéma le voir mais c’est dans mes projets.
Bonne lecture à vous toutes et tous !