A propos d’Elly – Réalisé par Asghar Farhadi (2009)

Dans son dernier film, A propos d’Elly, le cinéaste iranien Asghar Farhadi illustre avec talent les dérives de la société iranienne, minée par les faux-semblants. Avec cette histoire peuplée de personnages mystérieux et ambigus, Farhadi accède au rang de génie du cinéma
Il y a trois couples et un célibataire que la jolie Sepideh aimerait bien caser avec la maîtresse d’école de ses enfants, la timide Elly, invitée surprise. Ça complote sec jusqu’à ce qu’Elly disparaisse sans laisser la moindre trace. S’est-elle noyée en portant secours à un enfant imprudent ? A-t-elle suivi au loin le cerf-volant qu’elle manœuvrait avec joie, dans une drôle d’ivresse de liberté ?
À propos d’Elly une pudique mais violente mise au jour des émotions.

Publicités

My Sweet Pepper Land – Réalisateur : Saleem, Hiner

Baran, un héros de guerre d’indépendance kurde devenu commandant de police, est envoyé dans une vallée reculée, aux confins de l’Irak, l’Iran et la Turquie. Un endroit où se côtoient armes et trafics en tout genre, sous l’égide d’Aga Azzi, un chef tribal corrompu qui fait régner sa loi. Baran y rencontre Govend, une institutrice qui n’accepte pas l’autorité de ses nombreux frères. La jeune femme est mal vue dans la région,car à 27 ans, elle est encore célibataire. Ensemble, ils vont tenter de faire cesser les activités d’Azzi et d’apporter leur aide aux résistants kurdes qui viennent de Turquie…

La question de l’exil et l’identité kurde innervent la filmographie de Hiner Saleem, né au Kurdistan irakien, qu’il a quitté à l’âge de dix-sept ans pour l’Europe.

Images sublimes, acteurs supers, à visionner sans modération !!!

Kandahar de Mohsen Makhmalbaf Iran/France

Résumé

Nafas est une jeune journaliste afghane, réfugiée au Canada pendant la guerre civile des talibans. Elle reçoit une lettre désespérée de sa petite sœur restée là-bas et qui a décidé de mettre fin à ses jours avant la toute prochaine éclipse de Soleil.Nafas part donc secourir sa sœur à Kandahar et tente de franchir la frontière irano-afghane.

«Makhmalbaf a mis toute son âme dans ce film révolté et désespéré. Lui, le plus féministe des cinéastes iraniens, n’a que son art pour dire sa douleur devant ces femmes livrées à la plus terrifiante des solitudes. Il a su filmer l’absurde à ciel ouvert. Sa compassion est celle d’un poète. Il se refuse à accepter le sort de ces femmes, hommes et enfants condamnés par une sentence irrationnelle à une errance perpétuelle. Kandahar a la noblesse des films qui prennent le risque de la beauté. Car pour Makhmalbaf, la beauté est la dernière lumière qui demeure dans un univers de ténèbres.»

Poignant !

Une femme iranienne réalisée en 2011 par Negar Azarbayjani

Synopsis : Bien que Rana soit une femme traditionnelle, elle est forcée de conduire un taxi à l’insu de sa famille pour rembourser la dette qui empêche son mari de sortir de prison. Par chance, elle rencontre la riche et rebelle Adineh, désespérément en attente d’un passeport pour quitter le pays et ainsi échapper à un mariage forcé. Les deux femmes vont s’aider mutuellement, mais Rana ignore qu’Adineh cache un lourd secret…

Un film sublime qui ne vous laissera pas indifférent !