« Boyhood » de Richard Linklater

On entend parler partout de Boyhood en ce moment et c’est justifié! Pourquoi ça? Déjà parce que Boyhood c’est un tour de force, celui de réunir 12 années de suite les mêmes acteurs à chaque fois quelques semaines afin de tourner des scènes du film. On voit Mason, le garçon sur l’affiche, grandir de ses 6 ans à ses 18 ans. De l’école primaire jusqu’à son entrée à l’université.  Boyhood ne cherche pas à nous raconter une histoire hors du commun, fantastique, surréaliste. Au contraire, ce que l’on nous montre c’est la vie telle qu’elle peut être; les joies du quotidien, les épreuves de la vie. Mason et sa soeur Samantha apprennent à grandir,  leur mère, jouée par Patricia Arquette doit gérer le fait d’être une mère célibataire tandis que le père, joué par Ethan Hawke est un éternel gamin qui refuse de prendre ses responsabilités.

 

Superbement interprété on ne voit pas passer les un peu plus de 2h30 du film. Bouleversant du début à la fin on retrouve les recettes du cinéma indépendant américain avec ses bons sentiments et sa douceur de vivre.  Un très belle fable à la fois pour les adultes et pour les ados. Courrez-y!

Bye bye brother, Yoshihiro Yanagawa

Bye bye my brother par Yoshihiro Yanagawa
Bye bye my brother

Nido, ancien champion de boxe, n’a plus goût a la vie. Suite à une blessure reçue par un voyou dans la rue, il ne peut plus pratiquer son sport, sa seule passion depuis la mort de son jeune frère. Mais un jour, il décide de devenir entraîneur, suite à la rencontre d’un jeune boxeur, qui ressemble étrangement à son frère et qui semble porter un lourd secret. Mais la mort rôde et les choix risquent d’être définitifs…

Un manga doux amer sur le thème de la rédemption. Les dessins sont magnifiques, tous les personnages sont des chats très expressifs. A l’impossible deuil et à la culpabilité, l’auteur offre à son héros de se racheter. Ce manga, un tome unique, est très original par son thème mais aussi par la dimension poétique qui émane de cette œuvre comme par exemple dans la personnification de la mort dans une sorte de chat de Chester…
Un manga à conseiller !

L’enfant qui savait tuer.

L’enfant qui savait tuer est un livre de Matt Whyman qui raconte l’histoire de Sonny un jeune garçon vivant à Medellin, en Colombie. Medellin est une ville où les trafiquants de drogue font la loi et où les armes remplacent souvent les mots. Sonny a un meilleur ami, un ami qui est pour lui un véritable frère. Tous les deux rêvent de fuir la misère et la rue. Quand Alberto se fait « embaucher » comme tueur à gages et finit par disparaître tragiquement, Sonny se retrouve seul, totalement perdu. Seule solution pour lui: prendre la relève de son ami.

En toute innocence Sonny signe ainsi sa perte. Mais a-t-il le choix ?

Un très bon livre, facile à lire et qu’une fois commencé on ne lâche plus 😉 image

Se coucher moins bête !!

Saviez-vous que le mot chronomètre est mal utilisé ? 1 chronomètre est une montre mécanique qui a passé toute une série de tests et obtenu 1 certificat d’authenticité ! En réalité le terme juste pour tout appareil mesurant le temps de 0 à X secondes s’appelle un chronographe ou un chronoscope mais en aucun cas un chronomètre !!! Vous ne le saviez pas ? Et bien moi non plus jusqu’à ce que je télécharge l’appli « se coucher moins bête » !!!

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Cette appli ne sert en réalité qu’à paraitre plus cultivé(e)s que nous ne le sommes vraiment ! Et c’est tout simplement excellent ! Plein d’anecdotes plus ou moins croustillantes sur plein de domaines !

Une petite dernière pour la route : le livre le + cher au monde est en vente pour la modique somme de 153 millions d’euros ! Son auteur Thomas Alexander Hartmann prétend détenir les réponses à 3 questions fondamentales : D’où venons-nous ? Qui sommes-nous ? Où allons-nous ?. Ce livre, intitulé « la tâche » fait 13 pages. Imprimé à 1 seul et unique exemplaire, son auteur aurait mis 30 ans pour l’écrire !!

On peut trouver l’appli sur Apps Store ET Google Play.

Je n’ai désormais plus qu’une chose à vous dire : A vos Smartphones et Tablettes !

La première fois…

Je suis allé à la maison de retraite. Je n’y étais jamais allé avant. Ma tutrice m’avait prévenu : « c’est dur au début ».
C’est dur, très dur même.
J’entre dans la maison de retraite par une porte d’entrée coulissante, mais il faut sonner avant qu’elle ne s’ouvre. Pour que les « résidents ne s’échappent pas » m’explique-t-on. « Résidents » c’est l’euphémisme pour dire « vieux ou vieilles » enfermés dans la mort et l’oubli de la maison de retraite. Une fois rentré, je me retrouve dans un hall. Quelques fauteuils, roulant, ou en bois, sur lesquels se trouvent des personnes âgées aux regards hagards et vides. Une musique mélancolique, ancienne s’élève d’une chaine hifi.
Je prends l’ascenseur pour arriver aux étages où se trouvent les résidents. La première chose qui me surprend c’est l’odeur. Un mélange de renfermé, d’urine et de transpiration tourmente mon odorat et provoque des hauts-le-cœur. Les couloirs de l’étage ressemblent à ceux des hôpitaux et le personnel à des infirmières, indifférentes, débordées de travail. Les personnes âgées sont dans les « salles de vie », recluses dans leur silence ou enfermées dans leur folie. Des cris ou des insultes sont parfois poussés par des créatures abruties par les médicaments.
Puis je vais avec ma tutrice dans les chambres des résidents. On nous regarde avec des yeux craintifs comme si nous allions leurs faire du mal. Certains sont tous seuls dans leurs chambres, où la télé reste allumée pour tromper l’ennui et l’isolement. D’autres partagent leurs chambres. Je m’étonne de voir à quel point la répartition est mal faite. Une dame en parfaite santé et assez pimpante (la seule que j’ai vue dans cet état !) est dans la même chambre qu’une autre dame toute frêle, agonisante sur son lit. Une autre, c’est celle qui m’a le plus marqué, est totalement lucide. Elle est dans la même chambre qu’une folle qui se déshabille, hurle et bave tout le temps.
Nous sortons des chambres. Ma tutrice me demande « ça va ? ». Je fais un signe positif de la tête. Mais, je sens mon cœur se comprimer à l’intérieur de ma poitrine.
Nous sortons de la maison de retraite. L’air froid et pollué de la rue me semble paradisiaque. Je respire enfin en tirant sur ma cigarette.
La prison pour vieux me parait si loin.
Je sais déjà que je hais ces antichambres du cimetière.

Nissim

La Vie

Plus ma vie avance moins elle vaut d’être vécue.

Remplie d’intolérances, d’injustices, d’abus…

Combien faudra-t-il  de temps pour que tout change ?

Combien y a-t-il de chance pour que tout soit comme avant ?

Sans aucun doute, je trace tout droit ma route.

Entre pleurs et rage, je perds vite courage

Elle mène droit vers la mort, que se soit ce soir ou plus tard encore.

J’y passerai je le sais dans ce tourbillon de chagrin

Dans cette tempête de haine

Je pense au lendemain, j’aspire au bonheur,

Que ma vie  en soit pleine

Mais malgré cette graine d’espoir, j’ai de plus en plus peur.

Même si je résiste,  et malgré que je persiste

Je me sens tomber dans ce trou noir enchainée à mes sombres pensées

Je ne vois pas le temps passer et je sombre dans l’engrenage

De cette vie complexe et difficile

J’essaye d’en comprendre les rouages et ma défaite est terrible

Je ne comprends plus rien, je ne discerne plus le bien

Seule au cœur de ces mystères la peur est mon unique partenaire

 

Léa Martiano