En attendant les hirondelles 2017 France Réalisé par Karim Moussaoui 1h53 avec Mohamed Djouhri, Sonia Mekkiou, Mehdi Ramdani

Karim Moussaoui signe un film à la fois sensuel et rageur, où l’histoire pèse sur les consciences.

Sélectionné au dernier Festival de Cannes, dans la section Un certain regard, En attendant les hirondelles a reçu fin juillet le Grand Prix au Festival d’Oran du film arabe. En Algérie, le premier long-métrage de Karim Moussaoui a été accueilli par une critique globalement positive. Voici ce qu’il faut en retenir, en trois points.

  • Un petit bijou de poésie et de nostalgie

Trois histoires, trois générations : En attendant les hirondellessuit tour à tour trois protagonistes en plein dilemme. “Confrontés à des choix impossibles, les personnages de Karim Moussaoui tentent par tous les moyens d’échapper à la fatalité pour tenter d’imposer leur singularité, pour exister en tant qu’individus, pour vivre intensément. Cela donne au final un film sincère et inconsolable, comme le sont les protagonistes des trois histoires”commente Le Quotidien d’Oran.

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« La question » de Henri Alleg

Soumis à des saisies et à la censure, devenu l’une des bêtes noires de la colonisation, le journal Alger Républicain est interdit en 1955, alors que l’insurrection éclate. Son directeur Henri Alleg entre dans la clandestinité, écrit des articles qu’il fait publier anonymement en France, notamment dans l’Humanité. Alleg est un militant communiste, décédé en 2013, né en 1921, installé en Algérie dès 1939, il sera d’abord journaliste à l’Alger Républicain, journal communiste, avant d’en devenir directeur. Ce journal, qui prend parti pour l’indépendance de l’Algérie, est interdit en 1955, Alleg verse dans la clandestinité, parvient à envoyer quelques articles à l’Humanité, est finalement arrêté le 12 juin 1957. C’est là que débute La Question.

Le livre sera écrit en prison, à Alger, transmis clandestinement aux avocats. Le drame est que tous les témoignages sont sujets à caution. Les militaires impliqués nieront, l’un d’eux, le lieutenant Erulin, connaîtra son jour de gloire, devenu colonel, en réussissant l’opération Kolwezi, au Zaïre de Mobutu (…et de Giscard), certains affirmeront qu’Alleg, bien loin d’avoir résisté, s’est allongé et a permis l’arrestation de nombreux communistes de l’Algérois. Le général Aussaresses, éminent spécialiste en la matière, confirmera les tortures sur Alleg, tout en disculpant les militaires cités.

La suite est banalement triste. Henri Alleg est condamné en 1960 à 10 ans de prison pour atteinte à la sûreté extérieure de l’état, reconstitution de ligue dissoute, il parvient à s’évader lors d’un séjour à l’hôpital, grâce à l’aide de militants communistes, dont Alfred Locussol (l’O.AS. l’assassinera), il gagne la Tchécoslovaquie, revient en France après les accords d’Evian, repart en Algérie, et doit quitter le pays après le coup d’état de Houari Boumediène, il avait misé sur Ben Bella.

La Question est et demeure, aujourd’hui une question pour nous tous. « 

« L’Appel du néant » – Maxime Chattam

l’histoire commence avec une femme enfermée dans un trou noir, affamée, assoiffée et promise à une mort certaine et atroce. En parallèle, l’équipe de Ludivine doit résoudre le meurtre d’un homme abandonné sur des rails de chemin de fer, quand surgit Marc TALLEC, détaché par la DGSI. 

Dans ce thriller, au-delà de l’intrigue on a des informations simples et concises sur ce qu’est le salafisme, sur les modes de recrutement dans les prisons, les cités. On en apprend un peu plus sur les méthodes d’investigation et de surveillance des forces de l’ordre dans les milieux du terrorisme et des djihadistes. On a un rappel du maillage complexe des divers services français. On parle de l’adaptabilité de ces différents services à la complexité de ce nouveau fléau, de comment ils doivent composer avec des terroristes prêts à mourir pour leur cause.

Maxime Chattam : « Le thriller est un prétexte pour évoquer des choses graves et disséquer la société »

A lire sans modération !

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ONZE JOURS de Léa CARPENTER

En mai 2011, Sara apprend que son fils unique, Jason, membre des SEAL (les forces spéciales américaines) est porté disparu en Afghanistan.  Sara a élevé son fils seule, le père de Jason, David, membre de la CIA, a disparu lors d’une mission en Arabie Saoudite il y a des années. Il n’avait jamais été vraiment présent pour son fils, incapable de mener une vie stable. Sara voit alors sa maison assiégée par les journalistes, fort heureusement elle est soutenue par ses voisins et par Sam, un ancien membre des SEAL, affecté à Washington D.C et ami de Jason. Il vient s’installer chez elle. L’attente se transforme en épreuve de force pour Sara mais elle est aussi l’occasion pour revivre ses 27 dernières années.

Qui est Jason ? Pourquoi ce fils si doué, si intelligent, a-t-il choisi de s’engager dans l’armée ? 

Rencontre avec Yasmina Khadra à la Bibliothèque Oscar Wilde le samedi 19 janvier 2019

khalilA l’occasion de la parution de son dernier roman, Khalil, aux éditions Julliard, nous avons rencontré Yasmina Khadra.L’échange entre l’auteur et le public a été riche et emprunt de la simplicité et de l’érudition de Yasmina Khadra.
Nous n’avons pas vu le temps passer cet après-midi qui a été baigné d’amour, de tolérance, de respect… et nous avons toutes et tous beaucoup appris.
Pour conclure, son dernier livre « Khalil » est une réflexion sur les dérives de la société actuelle.
C’est un régal et bonne lecture !

 

 

 

Les artistes des 4 accorderies parisiennes exposent au Local 14 Du 11 janvier au 10 février, venez admirer les œuvres des accorderies de Paris Sud, Paris 18, Paris 19 et du Grand Belleville.

https://quefaire.paris.fr/70523/exposition-des-artistes-des-accorderies-parisiennes

 

https://quefaire.paris.fr/70523/exposition-des-artistes-des-accorderies-parisiennes

On vous attends nombreux !!!!

 

 

 

 

Pentagon Papers de Steven Spielberg, avec Meryl Streep, Tom Hanks, Matthew Rhys, Bob Odenkirk. Durée: 1h55. Sortie le 24 janvier 2018

Inspiré de faits réels datant d’il y a près de cinquante ans, le film de Steven Spielberg est un vibrant éloge de la liberté de la presse et de l’égalité des sexes qui se veut pamphlet anti-Trump, sans prendre en compte tout ce que la situation contemporaine a de singulier.

Une réponse dans l’urgence

Réagissant au quart de tour à l’arrivée au pouvoir de Donald Trump et à son utilisation manipulatrice de l’information comme à ses tentatives de bâillonner les enquêtes indépendantes des grands médias, Spielberg a bouleversé son plan de travail (consacré au film de science fiction Ready Player One) pour tourner et sortir à toute vitesse Pentagon Papers.

Le film s’inspire, comme on sait, de l’histoire réelle des documents secrets révélés grâce à un analyste de l’armée américaine, Daniel Ellsberg, et diffusés par le New York Times, puis, après que le président Nixon ait fait bloquer la parution par un juge, par le Washington Post, et repris ensuite, face aux pouvoirs exécutifs et judiciaires coalisés, par de nombreux titres de presse.