Un dernier pas de danse – Anabelle Read

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Si vous chercher un polar psychologique qui ne provoque pas de transe ni de sueur froide, un polar où l’hémoglobine ne coule pas à flot. Mais qui au contraire vous balade entre romance et bonne enquête criminelle, alors, Un dernier pas de danse est fait pour vous.

Pour un premier roman c’est un coup de maître! Anabelle Read nous offre ici une histoire rondement menée!
Digne héritière de Nicci French ou Mary Higgins Clark, elle mêle habilement enquête policière et sentiments.
On s’attache vite aux personnages, on tremble avec eux à chaque rebondissement de l’enquête, on frémit en suivant les relations complexes qui se tissent entre eux.

Un très bon moment de lecture.

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Rituels – Ellison Cooper

 

rituelsUne très bonne surprise pour ce premier roman qui surfe entre séries avec le FBI en action et ses détails qui peuvent rappeler le Silence des Agneaux.
Une énième enquête avec un tueur en série ? Oui et non.
Dans le fond oui car l’enquête reste relativement classique. Elle se focalise principalement sur un tueur en série et ses crimes ; avec un agent au passé douloureux aussi bien côté professionnel, sentimental que familial et pour ne rien arranger dans cette affaire, un conflit d’intérêt avec un sénateur qui se trouve, faire partie des bureaucrates qui valident le budget du FBI. Mais mais… Rituels nous réserve quelques bonnes surprises.

La Servante écarlate de Margaret Atwood

la servante écarlayeL’intrigue se déroule dans un futur très proche, où les Etats-Unis ont été renversés par une dictature religieuse, la « République de Gilead », à une époque où, pour des raisons environnementales floues, les humains ont vu leur fertilité s’effondrer. Les rares femmes encore capables de procréer, telle l’héroïne Offred, incarnée à l’écran par Elisabeth Moss, ont été transformées en esclaves sexuelles au service des dirigeants de Gilead, qui les violent au cours de cérémonies religieuses mensuelles.

La Servante écarlate est un roman dystopique sorti en 1985, qui a vu son impact décuplé par son adaptation à la télévision, sous la forme d’une série dont la diffusion a commencé en avril 2017 sur la plate-forme américaine Hulu.

Très vite, ce récit apocalyptique reléguant la gent féminine en objet s’est imposé pour les anti-Trump comme une parabole de la dérive conservatrice américaine et des agressions sexuelles subies par les femmes.

Si le hasard a fait que vous n’avez jamais entendu parler de ce roman – une vie de moine bouddhiste, sans aucun doute -, voici ce que raconte le roman devenu culte de Margaret Atwood

 

« La question » de Henri Alleg

Soumis à des saisies et à la censure, devenu l’une des bêtes noires de la colonisation, le journal Alger Républicain est interdit en 1955, alors que l’insurrection éclate. Son directeur Henri Alleg entre dans la clandestinité, écrit des articles qu’il fait publier anonymement en France, notamment dans l’Humanité. Alleg est un militant communiste, décédé en 2013, né en 1921, installé en Algérie dès 1939, il sera d’abord journaliste à l’Alger Républicain, journal communiste, avant d’en devenir directeur. Ce journal, qui prend parti pour l’indépendance de l’Algérie, est interdit en 1955, Alleg verse dans la clandestinité, parvient à envoyer quelques articles à l’Humanité, est finalement arrêté le 12 juin 1957. C’est là que débute La Question.

Le livre sera écrit en prison, à Alger, transmis clandestinement aux avocats. Le drame est que tous les témoignages sont sujets à caution. Les militaires impliqués nieront, l’un d’eux, le lieutenant Erulin, connaîtra son jour de gloire, devenu colonel, en réussissant l’opération Kolwezi, au Zaïre de Mobutu (…et de Giscard), certains affirmeront qu’Alleg, bien loin d’avoir résisté, s’est allongé et a permis l’arrestation de nombreux communistes de l’Algérois. Le général Aussaresses, éminent spécialiste en la matière, confirmera les tortures sur Alleg, tout en disculpant les militaires cités.

La suite est banalement triste. Henri Alleg est condamné en 1960 à 10 ans de prison pour atteinte à la sûreté extérieure de l’état, reconstitution de ligue dissoute, il parvient à s’évader lors d’un séjour à l’hôpital, grâce à l’aide de militants communistes, dont Alfred Locussol (l’O.AS. l’assassinera), il gagne la Tchécoslovaquie, revient en France après les accords d’Evian, repart en Algérie, et doit quitter le pays après le coup d’état de Houari Boumediène, il avait misé sur Ben Bella.

La Question est et demeure, aujourd’hui une question pour nous tous. « 

ONZE JOURS de Léa CARPENTER

En mai 2011, Sara apprend que son fils unique, Jason, membre des SEAL (les forces spéciales américaines) est porté disparu en Afghanistan.  Sara a élevé son fils seule, le père de Jason, David, membre de la CIA, a disparu lors d’une mission en Arabie Saoudite il y a des années. Il n’avait jamais été vraiment présent pour son fils, incapable de mener une vie stable. Sara voit alors sa maison assiégée par les journalistes, fort heureusement elle est soutenue par ses voisins et par Sam, un ancien membre des SEAL, affecté à Washington D.C et ami de Jason. Il vient s’installer chez elle. L’attente se transforme en épreuve de force pour Sara mais elle est aussi l’occasion pour revivre ses 27 dernières années.

Qui est Jason ? Pourquoi ce fils si doué, si intelligent, a-t-il choisi de s’engager dans l’armée ? 

« Ueno Park » – Antoine Dole