L’Histoire d’Adonys Haitien… !

Les Haïtiens émigrés en République dominicaine sont pour la plupart vulnérables et peu qualifiés La migration des Haïtiens dans les Caraïbes a également connu un picdurant la dictature des Duvalier., Les Haïtiens qui décident de migrer dans la région se retrouvent le plus souvent à travailler comme ouvriers… Ils sont victimes d’abus de la part des employeurs, de violations de leurs droits fondamentaux, et sont constamment sous la menace d’une expulsion. En République dominicaine, il est difficile de disposer de données solides concernant la relation entre migrations et développement en Haïti. De fait, la majeure partie de cette population migrante participe à des activités informelles,et souvent clandestines. Lors de ce voyage, Adonys m’a demandé que son témoignage soit entendu en France et le monde entier

La Servante écarlate de Margaret Atwood

la servante écarlayeL’intrigue se déroule dans un futur très proche, où les Etats-Unis ont été renversés par une dictature religieuse, la « République de Gilead », à une époque où, pour des raisons environnementales floues, les humains ont vu leur fertilité s’effondrer. Les rares femmes encore capables de procréer, telle l’héroïne Offred, incarnée à l’écran par Elisabeth Moss, ont été transformées en esclaves sexuelles au service des dirigeants de Gilead, qui les violent au cours de cérémonies religieuses mensuelles.

La Servante écarlate est un roman dystopique sorti en 1985, qui a vu son impact décuplé par son adaptation à la télévision, sous la forme d’une série dont la diffusion a commencé en avril 2017 sur la plate-forme américaine Hulu.

Très vite, ce récit apocalyptique reléguant la gent féminine en objet s’est imposé pour les anti-Trump comme une parabole de la dérive conservatrice américaine et des agressions sexuelles subies par les femmes.

Si le hasard a fait que vous n’avez jamais entendu parler de ce roman – une vie de moine bouddhiste, sans aucun doute -, voici ce que raconte le roman devenu culte de Margaret Atwood

 

Fais de beaux rêves 2015 Réalisé par Marco Bellocchio 2h10 avec Valerio Mastandrea, Bérénice Bejo, Guido Caprino Drame

L’enfance, avec ses bonheurs et ses douleurs, son roman familial, sa lumière abyssale, dure toujours plus longtemps que la seule enfance chez Marco Bellocchio. Fais de beaux rêves, son nouveau film, déchirante élégie remontée des tréfonds juvéniles, poursuit le travail en profondeur opéré par cet immense cinéaste sur le territoire de l’inconscient, individuel et collectif. On se dépêchera, à ce propos, de prendre au vol l’intégrale que lui consacre jusqu’au 9 janvier 2017 la Cinémathèque française, bourrée de films rarissimes, ne serait-ce que pour vérifier à quel point cette œuvre, l’une des plus conséquentes et fascinantes du cinéma transalpin, est encore loin d’avoir la reconnaissance qu’elle mériterait

Pour l’heure, nous nous trouvons à Turin, à cheval entre 1967 et 1999. L’homme blessé qui tente de tenir en selle entre ces deux dates est le héros du film. Il se nomme Massimo, il est ombrageux, mélancolique, crispé sur une souffrance dont il ne connaît que partiellement la cause. En 1969, à 9 ans, Massimo vit heureux, essentiellement avec une mère dans le regard de laquelle loge pourtant une ombre qui se mêle à leur joie. Puis, une nuit, elle meurt. Brutalement, sans raison plus précise que celle que lui donne son entourage ou ce bon prêtre qui prétend, à l’ombre d’une crèche de Noël, devant l’enfant enragé, que sa mère est bienheureuse au paradis. Article réservé à nos abonnés Lire aussi Marco Bellocchio, tout yeux, tout oreilles

Amour solaire

Le monde, pour Massimo, se retourne alors sur ses bases. L’enfant est confiné, écarté de la société des adultes, confié à une gouvernante plus sèche que la mort, qui se refuse à l’amour de l’enfant en offrant au film l’un de ses plans les plus atroces. Quant au père affligé, il regarde son fils comme le constant et inexorable rappel de l’absence de sa femme.

Dans les années 1990, l’adulte qu’est devenu Massimo vide à son tour l’appartement familial, après la mort de son père. Le film, en réalité, s’écrit depuis ce lieu nodal de la douleur, faisant remonter à la conscience du héros des bribes arrachées au passé. Souvenirs d’enfance. La télévision omniprésente. Amour solaire, danse effrénée avec la mère sur une chanson italienne des années 1960. Nuit du drame, sombre et fatale comme le masque de Belphégor qui entre alors dans les foyers. Match de football avec le père, rare moment de compagnonnage viril dans une relation qui vérifiera cet insoutenable constat qu’une souffrance commune peut séparer les êtres aussi facilement que les unir. Visite, ô combien sentie et cruelle elle aussi, à un camarade de classe, garçon pourri gâté qui insulte, sur fond de familiarité incestueuse, sa grande bourgeoise de mère. Enfant désolé, mal aimé, abandonné, Massimo se place in fine sous l’invocation de Belphégor, divinité cruelle et seule amie.